jeudi 11 mai 2017

TCF Québec

TCF pour le Québec

Public : toute personne, quelles que soient sa nationalité et sa langue d’origine, désireuse d’entamer des
procedures d’immigration permanente auprès du ministère québécois de l’immigration, de la diversité et de
l’inclusion.

Le TCF pour le Québec a été conçu pour répondre aux exigences des autorités québécoises qui rendent
obligatoire et systématique la passation de tests et examens de français standardisés dans le cadre des
procédures d’obtention du certificat de sélection du Québec (CSQ) conduisant à la délivrance d’un visa
permanent. Les Français et les francophones sont également concernés par cette mesure.

Les autorités québécoises reconnaissant également, en dispense, le TCF tout public avec l’épreuve
d’expression orale ainsi que les diplômes DELF et DALF (sous condition de l’obtention d’une note minimum
aux épreuves de compréhension orale et d’expression orale et d’une validité de moins de 2 ans).

Depuis le 1er août 2013, les autorités québecoises exigent au minimum le niveau B2 pour délivrer un
maximum de 16 points à cette évaluation linguistiques.

Pour obtenir les informations relatives au TCF pour le Québec, nous vous conseillons de lire l’intégralité

Source:CIEP

dimanche 8 février 2015

Bilbo le Hobbit (livre) - J. R. R. Tolkien



Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…
 Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit a été vendu à des millions d’exemplaires depuis sa publication en 1937, s’imposant comme l’un des livres les plus aimés et les plus influents du XXIème siècle.








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jeudi 16 mai 2013

Acabou!!!!

Meu visto saiu!!!!


Não aguentava mais!!!!

Início do processo: 02 de fevereiro de 2010
Término do processo: 14 de maio de 2013

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mercredi 10 avril 2013

Revisão de textos e trabalhos (TCC, monografia, IC, dissertação e tese)


Fotos de  Revisão de textos e trabalhos (TCC, monografia, dissertação e tese)
Revisão de textos publicitários, acadêmicos (de qualquer área), livros, projetos, correção e enquadramento nas normas da ABNT.
Profissional formada em Letras pela PUC-SP.
Os valores são calculados a partir do número de laudas e prazo de entrega.
Para mais informações entre em contato. - thalitarego@gmail.com

mercredi 16 janvier 2013

Recomeçar


RECOMEÇAR

Não importa onde você parou…
em que momento da vida você cansou…
o que importa é que sempre é possível e
necessário “Recomeçar”.
Recomeçar é dar uma nova chance a si mesmo…
é renovar as esperanças na vida e o mais importante…
acreditar em você de novo.
Sofreu muito nesse período?
foi aprendizado…
Chorou muito?
foi limpeza da alma…
Ficou com raiva das pessoas?
foi para perdoá-las um dia…
Sentiu-se só por diversas vezes?
é porque fechaste a porta até para os anjos…
Acreditou que tudo estava perdido?
era o início da tua melhora…
Pois é…agora é hora de reiniciar…de pensar na luz…
de encontrar prazer nas coisas simples de novo.
Que tal
Um corte de cabelo arrojado…diferente?
Um novo curso…ou aquele velho desejo de aprender a
pintar…desenhar…dominar o computador…
ou qualquer outra coisa…
Olha quanto desafio…quanta coisa nova nesse mundão de meu Deus te
esperando.
Tá se sentindo sozinho?
besteira…tem tanta gente que você afastou com o
seu “período de isolamento”…
tem tanta gente esperando apenas um sorriso teu
para “chegar” perto de você.
Quando nos trancamos na tristeza…
nem nós mesmos nos suportamos…
ficamos horríveis…
o mal humor vai comendo nosso fígado…
até a boca fica amarga.
Recomeçar…hoje é um bom dia para começar novos
desafios.
Onde você quer chegar? ir alto…sonhe alto… queira o
melhor do melhor… queira coisas boas para a vida… pensando assim
trazemos prá nós aquilo que desejamos… se pensamos pequeno…
coisas pequenas teremos…
já se desejarmos fortemente o melhor e principalmente
lutarmos pelo melhor…
o melhor vai se instalar na nossa vida.
E é hoje o dia da faxina mental…
joga fora tudo que te prende ao passado… ao mundinho
de coisas tristes…
fotos…peças de roupa, papel de bala…ingressos de
cinema, bilhetes de viagens… e toda aquela tranqueira que guardamos
quando nos julgamos apaixonados… jogue tudo fora… mas principalmente… esvazie seu coração… fique pronto para a vida… para um novo amor… Lembre-se somos apaixonáveis… somos sempre capazes de amar muitas e muitas vezes… afinal de contas… Nós somos o “Amor”…
” Porque sou do tamanho daquilo que vejo, e não do
tamanho da minha altura.”
Carlos Drummond de Andrade.

mardi 8 janvier 2013

LE DIABLE DANSE A ST-AMBROISE




Source texte
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Lorsque le diable veut être de la fête.

Cette légende nous vient de la belle région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La légende vous rappellera peut-être celle de Rose Latulipe ( Le beau danseur ).  On y parle des règles strictes que le clergé imposait aux fidèles, en particulier quand il s'agissait de  la danse, source par excellence de tentation.
La danse, à cette époque, était défendue.  Les curés en parlaient en chaire;  ce n'était pas un cadeau.  Bien sûr, on blâmait les joueurs de violon qui faisaient danser les gens des grandes nuits de temps.   Ce n'était pas facile d'amuser le monde, encore moins de danser.
Or, il y avait une salle de danse à Saint-Ambroise.  Et évidemment, la danse n'était pas permise là, comme n'importe où ailleurs. Un bon samedi,  vers neuf heures du soir,  arrive un gars avec un beau cheval noir, bien attelé à une voiture. Il attache son cheval devant la porte.  Puis, il entre dans la salle, vêtu de façon très élégante et coiffé d'un magnifique chapeau de castor.
L'homme invita une demoiselle à danser. Il portait des gants, mais il ne voulait pas les enlever; pas plus qu'il ne voulait enlever son élégant manteau et son chapeau de castor.   À un moment donné, au beau  milieu de la danse, la jeune fille le laisse là et va rejoindre son groupe d'amis.  Quand il voit ça, le gars va demander une autre fille pour danser.  L'autre fille refuse, l'homme la rendait mal à l'aise, elle trouvait que c'était un gars étrange.
Alors, l'individu partit comme un diable en furie.  Mais avant de s'en aller,  ouvrant la porte, il allongea son bras, puis il estampa ses cinq doigts sur le cadre de la porte.  C'était imprimé en rouge, rouge comme du beau sang. Les danseurs et les musiciens étaient bien découragés de voir ça !  Ils sont donc tous sortis dehors pour aller voir ce gars-là, et où il était allé.  Le gars avait disparu.  Ils ne voyaient plus ni son cheval, ni sa voiture.

dimanche 28 octobre 2012

La légende de la Chasse-Galerie

La chasse-galerie

Avez-vous déjà entendu parler de la chasse-galerie? Ce sont des canots qui volaient dans les airs, poussés par le diable, il y a de ça ben longtemps. Ils transportaient des possédés du démon, surtout des gars de chantier. Peut-être ben qu'un jour les humains voyageront dans les airs comme on fait aujourd'hui en buggy ou en traîneau sur le chemin du roi. Mais il y a 50, 100 ans et même dans les anciens temps, on pouvait voyager dans les airs sur des tapis magiques, à califourchon sur des balais de sorcières ou en canot par la chasse-galerie : tous des moyens du diable ...

J'avais tout juste 19 ans. C'était mon quatrième hiver dans un chantier. J'étais pas sacreur, mais ben macreau : ce qui a ben failli me perdre. On était à la veille du jour de l'An, et c'était pas au p'tit gobelet qu'on s'passait le rhum comme à soir, mais à pleins barriquets. Rond comme un oeuf, je m'étais étendu sur mon lit tout habillé. Tout d'un coup, je m'réveille-ti pas en sursaut. Qui est-ce qui se penche au-dessus de moi? La grande face à Jack Boyd, le « foreman »... Il était nouveau au chantier ce foreman-là. On l'avait jamais vu avant c't'année. Il nous avait acheté du rhum en masse pour le jour de l'An. Il avait l'air d'un gars qui avait de l'argent.

« Aimerais-tu ça voir ta blonde? » qu'il me dit. Je le regardais d'un air hébété. « Réveille-toi donc! » qu'il me dit en me secouant de toutes ses forces et il était fort comme deux chevaux. « Veux-tu la voir à soir, ta Lise? »
Voir ma Lise, c'était pas possible! Elle habitait à Lavaltrie, à plus de cent lieues et je m'en ennuyais à mourir. J'aurais fait le trajet à pied et en plein hiver pour la voir, si j'avais pu laisser le chantier. Pis, j'aurais vendu mon âme au diable pour passer une nuit avec elle. Même que ça failli arriver, ce soir-là.
Vous voulez rire, que je dis à Boyd. Lavaltrie, c'est à plus de cent lieues. Ça prendrait plus d'un mois à faire le voyage à pied ou en traîne à cheval.
Y'en est pas question, me dit Jack Boyd. Nous ferons le voyage en canot dans les airs. Dans deux heures, nous serons à Lavaltrie. Nous irons au bal du village et à six heures demain matin nous serons revenus au chantier.
J'ai eu comme fret dans le dos:
Quoi, on ferait la chasse-galerie?
Appelle-ça comme tu voudras, mon gars, me dit Boyd sans sourciller, ça n'a pas d'importance. Le principal, c'est d'avoir du bon temps à soir. Pour faire la chasse-galerie, il faut un nombre pair : 2, 4, 6 ou 8. Il y en a 7 de prêts à courir cette nuit. Tu seras le huitième. Fais-ça vite : les hommes nous attendent dehors et y a pas une minute à perdre.
Pis, comme s'il avait été sûr d'avance que je dirais oui, il ajouta :
Mais avant de partir, pour pas éveiller les soupçons, tu vas faire comme de coutume : sur le coup de minuit, tu vas sauter la nouvelle année par-dessus le baril de lard, parce que t'es encore le plus jeune du chantier.
J'étais trop étourdi par le rhum ... Eh ben oui, j'pouvais pas sauter le baril, comme je l'avais fait les années précédentes. Les gars finirent par accepter mes excuses. Jack Boyd, moi et deux autres, on sortit. Le ciel était clair et les étoiles brillaient à nous vriller l'âme. Mais il faisait un fret à faire gémir les arbres. Un grand canot sombre reposait sur la neige, près d'une cordée de bois. Quatre hommes du camp voisin nous attendaient, l'aviron à la main.
Baptiste, tu connais ça la chasse-galerie : À la barre! commanda Jack Boyd.
Baptiste s'installa à l'arrière du canot. Et avant d'avoir eu l'éclair d'une pensée, j'étais déjà assis dans l'embarcation, avec les autres, tenant mon aviron ben serré. Baptiste nous lança d'une voix forte :
Nous venons tous de faire un serment au diable et, vous l'savez, on fait pas de farces avec ça. C'est ben sérieux. Mais je sais d'expérience que si vous faites ce que je vais vous dire, on va s'en tirer facilement. Prenez ben garde à ce que j'vous dirai, par exemple. Autrement, on est fini, les gars. Pour commencer, pas de sacres ni de boisson. Ensuite, faut pas prononcer le nom de Dieu ni toucher à une croix de clocher, même pas en frôler une avec le canot ou avec nos avirons durant le vol. Entendu?
Oui, oui, entendu, répétèrent les hommes en choeur.
Bon, à c't'heure, enchaîna Baptiste, répétez avec moi : « Satan, roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes si, d'ici six heures, nous prononçons le nom de ton maître et le nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. À cette condition, tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons aller et tu nous ramèneras de même au chantier. Acabris! Acabras! Acabram!... Fais-nous voyager par-dessus les montagnes. »
À peine avions-nous répété ces paroles avec Baptiste que déjà nous sentions le canot s'élever dans les airs, par-dessus les camps, les arbres et, bientôt, les montagnes. Chaque coup d'aviron faisait filer notre canot comme flèche dans le vent.

Le fret nous durcissait la face, engivrait les moustaches et les capots de chat sauvage et nous colorait le nez comme du boudin mal cuit. Les forêts nous apparaissaient comme des immenses taches d'ombre épeurantes sur une neige aveuglante de blancheur. Pas longtemps après, on vit un serpent géant et luisant comme un miroir qui relançait vers nous les reflets de la lune; c'était la Gatineau.
Puis, des maisons d'habitants nous apparurent, toutes petites d'où nous étions, faisant si ben partie de la neige tout autour qu'on pouvait les distinguer seulement aux lumières faibles qui perçaient de leurs fenêtres. On commença aussi à voir des villages, des clochers d'église qui brillaient tout dret dans le ciel comme des lances. Longtemps on fila par-dessus les forêts, les villages, les rivières et les lacs, si vite qu'on laissait derrière nous autres comme une traînée de feu. Puis on vit des milliers de petites lumières tout près les unes des autres, comme si elles voulaient se réchauffer : c'était Montréal. Tout ça nous faisait une ben drôle d'impression.

Baptiste connaissait ben son chemin : il nous menait tout dret sur Lavaltrie. Tout d'un coup il nous cria :
Attention, vous autres, on va atterrir bientôt dans le champ de Jean-Jean Gabriel, mon parrain. De là, on trouvera ben quelque fricot ou quelque sauterie dans le voisinage ... Bramaca! Irbaca! ...
Tout de suite après ces mots magiques, le canot plongea vers le sol et atterrit brusquement dans un banc de neige, près du bois de Jean-Jean Gabriel. On partit en file indienne vers le village. Il fallait qu'on s'ouvre un chemin dans une neige épaisse. On frappa à la porte du parrain de Baptiste. Toute la famille était partie fêter. La fille engagée qui répondit à la porte nous dit que les vieux étaient à un snaque chez le père Robillard et que les jeunes fêtaient chez Batissette Augé, à la Petite-Misère, en bas de Contrecoeur, de l'autre côté du fleuve, où il y avait un rigodon du jour de l'An.
On va chez Batissette! qu'on cria en choeur.
On revient au canot.
Acabrîs! Acabras! Acabram! ...Fais-nous voyager par-dessus les montagnes! cria de nouveau Baptiste.
Et nous voilà repartis pour la Petite-Misère, en navigant dans les airs comme des renégats que nous étions. Deux coups d'aviron et hop! On est déjà de l'autre côté du fleuve, au-dessus de la maison tout illuminée de Batissette Augé. Les sons ouatés du violon et des éclats de rire parvenaient jusqu'à nous et on voyait des ombres se trémousser à travers les vitres couvertes de givre : Ça nous faisait frétiller d'avance.

On cacha le canot pas loin de la maison et on courut vers la chaleur, la danse, les chansons, les rires, les femmes, et la boustifaille. Baptiste nous conjura de ne pas boire et de ben surveiller nos paroles :
Surtout, qu'il nous dit, pas un verre de bière et de fort. Aussitôt que je vous ferai signe, suivez-moi sans retard. Oubliez pas qu'à six heures, il faut qu'on soit revenus au chantier, sinon, malheur à nous! Vous m'entendez, les gars?
Ce fut le père Batissette lui-même qui vint ouvrir. On nous reçut à bras ouverts. On connaissait presque toute le monde qui se trouvait là. On nous assomma de questions, tant les gens du village étaient surpris de nous voir là quand on aurait dû être à plus de cent lieux.

Baptiste se chargea de répondre comme il pouvait aux questions... Pendant le premier quart d'heure, parce qu'après ça, il était déjà pas mal pompette et s'en fichait comme dans l'an quarante. Quant à moi, j'avais déjà reluqué ma Lise qui dansait avec un jeune faraud de Lanoraie, un dénommé Boisjoli. Je m'approchai d'elle et lui demandai si elle m'accorderait la prochaine. J'étais devenu comme timide avec elle, tellement que j'en avais l'air gauche à en sacrer. Mais, je vous l'ai dit au début, je ne sacrais pas. Je me contentai de rougir jusqu'aux oreilles. Feignant de ne pas s'en apercevoir (la bougraisse, elle était déjà plus délurée que moi!), elle accepta avec un sourire qui me fit oublier que j'avais risqué le salut de mon âme pour avoir le plaisir de me trémousser pendant quelques courtes heures avec elle.

Pendant deux bonnes heures d'affilée, une danse n'attendait pas l'autre. J'étais infatigable. Elle aussi. Jack Boyd m'offrit un verre de whisky blanc. Je refusai net. Comment pouvait-il nous offrir de la boisson quand il savait que ça nous était défendu d'en prendre? J'comprenais plus rien à ça, d'autant plus que je le voyais passer de l'un à l'autre, avec sa bouteille, offrant un verre par ci par là. Il allait même jusqu'à en offrir à Baptiste qui était depuis belle lurette rond comme un oeuf.

Un moment donné, Boyd vint m'avertir qu'il fallait partir tout de suite et sans dire bonsoir à la compagnie pour pas éveiller l'attention. Je voulais plus partir. Je voulais rester avec ma Lise.
Rien à faire, qu'il m'a dit, on est parti huit, huit on doit revenir, tout l'maudit équipage d'enfer.
On partit comme des sauvages, les uns après les autres pour pas éveiller l'attention.
Acabris! Acabras! Acabram! ...Fais-nous voyager par-dessus les montagnes! ...
Notre canot s'éleva dans les airs sans difficulté. On refit le même chemin pour revenir au chantier de la Gatineau, mais avec bien des zigzags et des singeries, parce que notre Baptiste, il n'en menait pas large. Il était saoul comme un cochon et il fallait qu'on l'réveille à tout bout de champ, et quand on l'réveillait (il fallait ben : c'était le seul qui connaissait le chemin par coeur), il sacrait comme un damné, mais, heureusement pour nous, sans jamais prononcer le nom de Dieu. Autrement, on aurait pris une jolie plonge... probablement jusqu'en enfer : J'en tremble encore rien que d'y penser. On frôla des églises, des clochers, des croix, même une croix de tempérance qu'un évêque avait fait planter, mais sans jamais rien toucher. Y a pas à dire, on devait avoir un bon ange avec nous autres.

On finit par apercevoir le long serpent blanc de la Gatineau, mais il ne reluisait plus comme à l'aller, parce que la lune avait disparu derrière de gros nuages sombres. On distinguait surtout la rivière par les rangées de pins noirs en bordure des deux rives.

Comme j'avais hâte d'arriver! J'avais une peur noire et l'esprit retourné comme un cornichon dans le vinaigre. Qu'est-ce qui m'avait pris de risquer mon âme pour sauter quelques heures avec ma Lise? Surtout qu'elle devait se marier l'année suivante avec le p'tit Boisjoli de Lanoraie, le faraud qui l'accompagnait quand je l'ai demandée à danser. Probablement qu'elle m'en a voulu d'être parti comme un sauvage, sans lui faire mes adieux d'une façon convenable. Ce qui m'chicotte encore, c'est que je l'saurai jamais. J'en voulais à Jack Boyd, à Baptiste et surtout à moi, la sacrée cruche.

Comme on approchait du chantier, Baptiste fit une mauvaise manoeuvre : le canot prit une plonge et s'accrocha à un gros sapin. Nous voilà tous à dégringoler de branche en branche et on s'est ramassé tête première dans les bancs de neige. Mon Baptiste sacrait comme un démon. Qu'importe : on était sauf. Ma première pensée a été de remercier le ciel, mais je me suis toujours demandé si c'était le bon Dieu qui nous avait protégés ou ben le diable qui ne voulait pas encore de nous autres.

Le plus curieux de l'histoire, c'est que le lendemain matin, plus de Jack Boyd. Il avait disparu. On ne devait plus jamais le revoir. Quand, ce matin-là, j'ai rappelé notre aventure à Baptiste et à mes compagnons de voyage, personne ne s'en souvenait : Les sacripants, ils avaient trop bu!

mercredi 10 octobre 2012

- LE BONHOMME SEPT HEURES -


Tous les Québecois connaissaisent l'histoire du bonhomme sept heures. Il existe plusieurs différentes versions de ce conte. Pour certains, le bonhomme sept heures est un ogre, pour d'autre, un homme avec des pouvoirs monstrueux. Dans tous les cas cependant, il cherche à kidnapper les enfants qui ne sont pas au lit à 7 heures (19h00). Lorsqu'il repère un enfant désobéissant, il rôde autour de la maison pendant un moment, cherchant l'entrée la plus sûre pour le pas éveiller les soupçons des parents. Il se rend ensuite où se trouve l'enfant et l'emporte avec lui en le mettant dans sa grosse poche. L'enfant serait emporter très loin, dans le repaire du monstre où il sera plus tard dévoré.



Le bonhomme sept heures est la version québecoise du "Boogie man" américain.


Véritablement, l'expression du bonhomme sept heures vient d'une déformation des mots anglais "bone setter". Cette expression signifie un "ramancheur". Le terme étant moins populaire qu'il l'était autrefois, un ramacheur est un médecin (généralement non-qualifié) qui replace les articulations et qui aide à guérir les fractures diverses, les maux de dos... Mais généralement, il replaçais les articulations à leurs places. Les séances étant souvent très douloureuse, ils avaient donc la même réputation que celle qu'on attache souvent au dentistes.

Tout porte à croire que les parents menaçaient d'envoyer leurs enfants voir le "bone setter" si ils n'étaient pas sage. Eux qui, dans la plupart des cas, avait vu leur pauvre père ce faire torturer par cette inconnu, prenaient donc peur et restaient obéissants. Lentement, grâce à la déformation lingustique du mot, le bonhomme sept heures remplaça le "bone setter" qui deviendra donc un personnage mythique de la culture populaire Québecoise.


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mardi 9 octobre 2012

Pedido de exames

Recebi o pedido de exames, hoje, do Consulado.
Não é o combo, com o pedido de exames e de passaporte, mas já tá valendo.
Marquei a consulta pra dia 16...
Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii... agora, vai!!!!

jeudi 4 octobre 2012

Mudança no e-cas

Meu status no e-cas mudou para "en cours".
A análise começou em 28 de setembro...

Já tava na hora, né?

lundi 24 septembre 2012

- LA LÉGENDE DU ROCHER PERCÉ -

- LA LÉGENDE DU ROCHER PERCÉ -
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Blanche de Beaumont vivait en Normandie, dans un vieux château.  C'était une belle jeune fille âgée d'à peine seize ans.  Elle était fiancée au chevalier Raymond de Nérac dont elle était très amoureuse.

Sur les ordres du roi, le chevalier de Nérac dut se rendre  en Nouvelle-France pour combattre les féroces Iroquois. Adieu la douce vie en France, les plaisirs de la cour et la belle et adorable fiancée de Normandie.

Une fois en Nouvelle-France, le chevalier de Nérac n'eut pas la vie facile.  Il dut combattre les Iroquois et affronter nos durs hivers tout en commandant des hommes qui n'étaient guère obéissants. Il se rongeait d'ennui et d'amour pour sa fiancée qui le hantait.

Pendant ce temps, Blanche de Beaumont se morfondait également dans l'attente de son bien-aimé. Elle prit un jour la décision d'aller rejoindre son fiancé en Nouvelle-France et de l'épouser. Blanche de Beaumont s'embarqua donc pour la Nouvelle-France avec son frère que le roi avait prié de faire du service dans sa colonie.

À la mi-octobre, le navire arriva à la hauteur des côtes de Terre-Neuve. Soudain la vigie annonça un navire à bâbord, et on eut tôt fait de reconnaître un vaisseau pirate. Le capitaine ordonna à tous les hommes de se munir de leurs armes et assigna à chacun d'eux un poste en attente de l'abordage.  Ce fut l'horreur!  Les Français offrirent une résistance farouche mais les pirates, plus nombreux et mieux armés s'emparèrent du navire et de son contenu.   Ils firent plusieurs prisonniers dont Blanche de Beaumont qu'on enferma dans une cabine.

Quand le capitaine des pirates aperçut la jeune fille, il décida qu'elle devait lui appartenir.  Mais au lieu de la violenter, comme c'était souvent son habitude, il voulut en faire sa femme, la patronne du navire et la mère de ses enfants. Les enfants qu'il aurait seraient de sang noble.

Mais c'était sans compter la détermination de Blanche de Beaumont.
Celle-ci, accepta la proposition du capitaine, mais au moment de la célébration, alors qu'on s'y attendait le moins, elle se retourna, se mit à courir et se jeta à l'eau avant que personne n'ait pu intervenir. Elle disparut dans les profondeurs de la mer.

Par la suite, le navire glissa dans un épais brouillard. Le lendemain, lorsque le soleil eut réussi à dissiper cette brume, l'équipage aperçut une masse énorme: c'était le Rocher Percé. Cet imposant rocher, semblant flotter près du rivage comme un navire ancré, dégageait une menace mystérieuse et impitoyable. Les pirates, figés de terreur, distinguèrent à son sommet une espèce d'apparition voilée dans laquelle ils crurent reconnaître Blanche de Beaumont. Puis brusquement, cette apparition abaissa ses mains vers le vaisseau dans un geste de malédiction et ce dernier, avec tous ses occupants, fut changé en un rocher dont on retrouve encore des vestiges aujourd'hui.

Quant au chevalier de Nérac, il périt peu après aux mains des Iroquois.

Il paraît qu'à certains moments, lorsque le Rocher Percé est enveloppé de brouillard, on croit parfois entrevoir Blanche de Beaumont à la recherche de son amour perdu...


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